
Une refonte fait perdre du référencement quand des adresses changent sans redirection, quand des contenus qui se positionnaient disparaissent ou quand des signaux techniques sont oubliés. Pour l’éviter : faire l’inventaire des pages existantes, rediriger chaque ancienne adresse en 301 vers son équivalent, reprendre les contenus et les balises qui comptent, puis surveiller l’indexation après la mise en ligne.
Un nouveau site, plus beau et plus rapide… et un trafic qui s’effondre quelques semaines après la mise en ligne. C’est le scénario que redoute toute entreprise qui refait son site. Il n’a pourtant rien d’une fatalité : une refonte bien menée préserve le référencement acquis.
Pourquoi une refonte peut faire chuter un site sur Google
Google a mis du temps à comprendre votre site : quelles pages traitent de quels sujets, lesquelles méritent d’apparaître dans ses résultats. Une refonte peut effacer ce travail de trois façons.
- Des adresses qui changent sans redirection. Les anciennes pages renvoient une erreur 404 : Google les retire de ses résultats, et les liens qui pointaient vers elles ne servent plus à rien.
- Des contenus qui disparaissent. Une page qui se positionnait bien est supprimée, ou vidée de son texte au nom d’un design plus épuré.
- Des signaux techniques oubliés. Titres et descriptions remplacés, structure des titres modifiée, pages bloquées par erreur, site plus lent.
La méthode pour l’éviter tient en quatre étapes.

Étape 1 : faire l’inventaire de l’existant
Avant de dessiner le nouveau site, listez ce que l’ancien vous apporte.
- Toutes les adresses indexées : le sitemap, une exploration complète du site et le rapport d’indexation de la Search Console.
- Les pages qui comptent : celles qui reçoivent des visites depuis Google et celles qui se positionnent sur vos recherches importantes (rapport Performances de la Search Console).
- Les pages qui reçoivent des liens depuis d’autres sites : elles transmettent une popularité qu’il faut conserver.
Cet inventaire devient la colonne de gauche de votre plan de redirection.
Étape 2 : construire le plan de redirection
Chaque ancienne adresse doit mener quelque part. Le plan de redirection associe chacune à son équivalent sur le nouveau site, avec une redirection permanente (301).
| Ancienne adresse | Nouvelle adresse | Redirection |
|---|---|---|
| /nos-services.html | /services | 301 |
| /page-contact.php | /contact | 301 |
| /actualites/conseil-1 | /blog/choisir-son-site | 301 |
Trois règles simples :
- Rediriger vers la page équivalente, pas vers l’accueil : tout renvoyer vers la page d’accueil revient, pour Google, à supprimer les anciennes pages.
- Éviter les chaînes de redirections : l’ancienne adresse pointe directement vers la nouvelle, sans étape intermédiaire.
- Assumer les pages sans équivalent : renvoyez-les vers la page la plus proche par le sujet ; à défaut, une erreur 404 claire vaut mieux qu’une redirection trompeuse.
Le guide de Google sur les redirections détaille les différents types et leur effet sur l’indexation.
Étape 3 : préserver les contenus et les signaux
Le nouveau site peut changer de visage ; ce que Google lit doit rester au moins aussi solide.
- Les textes des pages qui se positionnent : retravaillez-les si besoin, sans retirer ce qui répond aux recherches.
- Les balises title et meta description, page par page : reprises ou améliorées, jamais effacées.
- La structure des titres : un H1 par page, des H2 qui reprennent les sujets traités.
- Les liens internes : mis à jour vers les nouvelles adresses, pour ne pas passer par des redirections.
- Les images, leurs textes alternatifs et les données structurées.
- La vitesse : une refonte est l’occasion de passer les Core Web Vitals au vert.
Étape 4 : mettre en ligne sans casse
La mise en ligne se prépare comme une opération à part entière.
- Construire le nouveau site à l’abri des moteurs : une version de préproduction non indexée, pour ne pas créer de contenu en double.
- Tester les redirections une par une, à partir du plan.
- Basculer, puis vérifier : le fichier robots.txt n’interdit rien d’essentiel, la consigne « noindex » de la préproduction a bien disparu, le certificat HTTPS est actif.
- Envoyer le nouveau sitemap dans la Search Console.
Si le nom de domaine change aussi, Google détaille la démarche dans son guide sur le déplacement de site.
Après la mise en ligne : surveiller
Les premières semaines, gardez un œil sur la Search Console :
- le rapport d’indexation, pour repérer les erreurs 404 et les pages exclues ;
- le rapport Performances, pour comparer clics et positions avec la période précédente ;
- les liens cassés, à corriger au fur et à mesure.
Des variations sont normales le temps que Google explore le nouveau site. Une baisse qui dure signale presque toujours une redirection manquante ou un contenu perdu : l’inventaire de l’étape 1 sert alors de grille de vérification. Et gardez vos redirections : Google recommande de les conserver au moins un an.
Chez Websiteo, la refonte de site internet suit cette méthode : votre ancien site reste en ligne pendant la refonte, et chaque ancienne adresse est redirigée vers la nouvelle. Parlez-nous de votre site actuel.


